A propos de > biographie

Pendant des années, sur ce site, une page neutre détaillait la « Biographie de l’auteur-enseignant ». Un texte nu, sec, informatif, certes, comme les biographies demandées dans les congrès ou les lettres de présentation pour un travail. Cela m’a toujours ennuyé. Je voulais ce site personnel et le trouvais parfois trop distant pour celui qui y entrait. Alors j’ai décidé d’y mettre une note personnelle sur ma vie (rassurez-vous, ce sera court) qui, je l’espère, donnera une dimension plus individuelle à ce flash sur ce qui fut le centre de mon existence pendant des décennies.

Je viens d’une famille d’aristocrates belges, diplomates depuis des générations. Toutefois ma seule fierté réside dans mon diplôme de médecin… Un jour, lors d’un grand dîner à l’abbaye de Royaumont (le propriétaire était mon oncle et un grand mécène) je parlais avec une tante cousine (avec les décalages de génération on ne sait plus) qui s’appelait Arlette de Pitray et descendait directement de la Comtesse de Ségur, auteur de nombreux livres pour enfants. Or, elle avait bien connu Georges Soulié de Morant (sinologue, écrivain, aussi parfois diplomate) qui avait introduit l’acupuncture en France dans les années 1930. Arlette, une dame belle, charmante et qui savait conter (elle écrivait aussi), m’expliqua en détail les théories de l’acupuncture.

Je fus fasciné.

J’avais 14 ans (j’en ai 71 lorsque j’écris ce texte).

Je décidai alors d’étudier et de pratiquer l’acupuncture.

Personne n’a JAMAIS fait d’objection.

Aussi depuis lors mon chemin fut tracé et ne dévia jamais. Pas une seule fois je ne dus chercher, postuler, décider, souffrir les affres du choix.

Je suivis au début le parcours classique : études secondaires, doctoral en médecine, un diplôme de candidat en philosophie et lettres préparatoire au doctorat en droit (avec déjà des incursions à Paris pour suivre quelques cours d’acupuncture – pas très bons d’ailleurs), une année à Londres pour étudier l’ostéopathie pour médecins), et puis en 1968 ce fut le grand départ pour l’Extrême-Orient, en transsibérien s’il vous plaît, et de bout en bout). Je débarquai à Hong Kong. J’y restai deux ans, puis émigrai vers Taiwan, encore un an, et revins enfin à Bruxelles en 1971.

Je repris le cabinet d’un médecin acupuncteur qui voulait profiter de sa retraite, et me mis au travail. En 1972 Nixon se rendit en Chine, les voyageurs assistèrent à des opérations de chirurgie majeure sous hypoalgésie par acupuncture. Ce fut l’explosion des demandes de traitement

A Hong Kong je pris des cours de chinois (le mandarin, bien que localement on ne parlât que le cantonnais, d’acupuncture (avec des professeurs privés), j’enseignai le français à l’Alliance Française, j’ouvris un cabinet d’ostéopathe puis devins l’ostéopathe d’un club de mise en forme (le terme « fitness » m’énerve). J’eus même le temps de m’amuser, d’être un peu mondain, de tomber amoureux de toutes les chinoises (une en particulier – voir mon livre : Soupirs perdus à Hong Kong).

A Taiwan ma vie fut plus spartiate : logement dans une chambre chez l’habitant, cours de chinois et d’acupuncture, vie simple et sans histoires.

Mes professeurs d’acupuncture (j’en eus plusieurs) étaient tous connus (localement bien sûr) : Lu Yigong à Hong Kong, Wu Weiping, Zhuang Yuming, et surtout Huang Weisan à Taiwan.

A partir de mon retour ma vie se concentra sur l’acupuncture. Je devins membre fondateur de l’association belge des médecins acupuncteurs, moniteur des cours, puis Vice-Président, puis Président, organisateur de séminaires de voyages d'études à Taiwan, Hong Kong, Vienne, Londres, Sofia, Prague, Riga, Chypre, Japon, Berlin. Mes connaissances en chinois me permirent de m’inspirer des nombreux livres de ma bibliothèque (environ un millier) pour affiner mes cours et rectifier des erreurs transmises depuis des décennies. J’appris à parler en public d’une façon personnelle qui touchait ceux qui m’écoutaient, que ce soit en français ou en anglais.

Ah ! Oui, j’oubliais : je parle le français (vous en seriez douté), l’anglais, l’espagnol et le chinois.

En 83 la situation de l’acupuncture était très confuse. Je décidai, avec l’aide de quelques confrères, de créer une association internationale de sociétés médicales d’acupuncture (ICMART, International Council of Medical Acupuncture and Related techniques). J’en fus le secrétaire général et la cheville ouvrière pendant 27 ans. Elle groupe maintenant environ 90 associations qui représentent environ 35.000 médecins acupuncteurs. Je fus appelé d’ailleurs, de manière un peu familière, Monsieur ICMART…

Sur ma lancée je dirigeai des séminaires ou des cours dans de nombreux pays: France, Angleterre, Allemagne, Italie, Turquie, Lettonie, Espagne, Maroc, Brésil, USA, Danemark, Israël, Bulgarie, Autriche, Suède, Canada, Porto Rico, etc.

En 1989 je décidai d’organiser des cours d’acupuncteurs pour médecins à mon cabinet (il est grand). J’en ai formé plus de cent, de manière personnelle mais efficace, dans une ambiance conviviale.

Puis je commençai à écrire :

Une traduction du livre de Chen Jirui : Acupuncture Case Histories.

Acupuncturalement Vôtre : pour grand public.

Des Soupirs perdus à Hong Kong (un roman semi autobiographique)

L’acupuncture Revisitée, Volumes I et II en français.

Revisiting Acupuncture, Volume I, II, III et IV, en anglais.

La Dame de Suzhou et la Chasse aux Théières : roman. Chez www.murmuredessoirs.com

Le secret de la statue d’acupuncture en bronze : roman, Chez www.mybestseller.com, ou www.bookelis.com , en numérique et papier

J’ai participé, parfois passivement mais la plupart du temps activement, à plus de cent congrès d’acupuncture médicale. J’espère pouvoir en mettre des photos sur ce site. Communications plénières, ateliers, interviews dans les médias,  se sont succédé sans interruptions.

Je devins l’homme des discours : jamais longs, mais allant droit au cœur des participants. Chose curieuse, je ne les prépare jamais, mais après coup je ne me souviens pas de ce que je dis. Peu importe, ceux qui m’ont écouté sont contents.

Je me présente comme défenseur lucide et promoteur critique de l'acupuncture médicale.
J’oubliais encore : je suis né à Aylesbury (Grande Bretagne) en 1941. Est-ce important ?